Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne, en tournée à l’étranger pour convaincre en particulier les Européens de soutenir la reconnaissance officielle l’État de Palestine à l’ONU(en septembre), doit rencontrer Angela Merkel le 5 mai. Une démarche désapprouvée par Israël. La chancelière allemande risque d’objecter les difficultés non encore résolues concernant la question de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem Est.
Actuellement, 110 pays ont reconnu la Palestine en tant qu’État. La France de son côté a laissé entendre ces derniers jours qu’elle envisage cette possibilité « dans l’optique de créer un horizon politique à même de relancer le processus de paix », selon la voix de son ambassadeur à l’ONU Gérard Araud.
La Jordanie à la croisée des chemins
Tout le monde, à Tel Aviv ou à Jaffa veut au bout du compte les mêmes choses, écrit Abdallah II dans « La dernière chance » paru chez Odile Jacob. Vivre dans la dignité et la paix, assurer un avenir meilleur à ses enfants. Son épouse Rania est d’origine palestinienne. Si nous n’assistons pas à une avancée positive l’année prochaine, nous risquons de passer à côté de la dernière chance de paix pour cette génération et de connaître dans la région un nouveau cycle de violence, écrit-il.
Collectif pour un État Palestinien
En France, un collectif trouve un écho pour l‘« Initiative de paix israélienne en faveur de la création d’un État palestinien à côté de celui d’Israël » : Jean-Christophe Attias (EPHE Sorbonne), Jean Daniel, François Gèse, Stéphane Hessel, Edgar Morin, Pierre Nora…
Au-delà de la crainte d’une troisième Intifada, l’espoir d’une perspective nouvelle permettrait d’envisager un avenir stable à long terme dans la région, un avenir fondé sur le droit international.